À un jour d’ouverture de la Cop 27 en Égypte, la RDC évoque les multiples attentes à l’égard de la communauté internationale

À un jour d’ouverture de la Cop 27 en Égypte, la RDC évoque les multiples attentes à l’égard de la communauté internationale

La 27ème Conférence de Charm el-Cheikh de 2022 sur les changements climatiques s’ouvre ce dimanche 6 novembre jusqu’au vendredi 18 novembre, en Égypte, où prendront part les pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

À un jour seulement de l’ouverture de ces assises, les pays africains veulent pousser à l’adoption d’un mécanisme de prise en compte des pertes et dommages provoqués par le changement climatique, auxquels ils sont durement exposés. Ils espèrent une contribution financière spécifique des pays pollueurs (l’occident ) à l’origine de la majorité des émissions de gaz à effet de serre.

À l’illustration de la République démocratique du Congo, qui, étant au coeur du Bassin du Congo, avait déjà fait savoir sa position, ses ambitions et attentes, sur cette question du climat, lors de l’ouverture de la pré-COP à Kinshasa.

Comme nombre d’autres pays en développement, la RDC aura de plus en plus de mal à « opérer un choix » entre la lutte contre « l’extrême pauvreté » et « la lourde facture à payer pour l’adaptation au changement climatique », si les pays industrialisés ne lui offrent pas « d’alternatives technologiques et financières conséquentes ». « Nous avons besoin d’oxygène, nous avons aussi besoin de pain », avait declaré Eve Bazaïba, ministre de l’environnement.

Le chef du gouvernement Jean-Michel Sama Lukonde s’était quant à lui emporté contre ceux qui voudraient empêcher la RDC d’exploiter son pétrole, alors que des pays européens viennent de renouer avec des énergies polluantes pour compenser le déficit d’énergie provoqué par la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Par ailleurs, la vision de la RDC se résume aujourd’hui dans la promotion de l’économie verte, résiliente à faible émission de carbone. Le gouvernement se propose également de gérer rationnellement et durablement ses importantes ressources naturelles, afin de garantir l’équilibre écologique et le bien-être social, économique, culturel et environnemental de sa population.

 

Elohim Mfinda

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