RDC : « La Monusco n’a plus de valeur ajoutée, les Forces armées de la RDC doivent désormais prendre le relais » (Tshiani)

RDC : « La Monusco n’a plus de valeur ajoutée, les Forces armées de la RDC doivent désormais prendre le relais » (Tshiani)

L’ancien candidat président de la République,  Noël Tshiani soutient le retrait de la Monusco installée depuis déjà 22 ans en République démocratique du Congo.  Il pense qu’il est grand temps que les Forces armées de la République démocratique du Congo s’occupent de questions relatives au maintient de la paix dans le pays.

« Si aujourd’hui la population estime qu’il n’y a plus de valeur ajoutée, je pense qu’il faut écouter cette population et non la traiter comme un groupe de personnes irrationnelles . Il y a de problèmes sérieux avec la Monusco. Les congolais demandent que la Monusco quitte le pays. Il est important que l’armée congolaise s’occupe du maintient de paix en tant que pays souverain. », a-t-il expliqué. 

D’après Noël Tshiani, la RDC ne peut pas  « après 22 ans se mettre toujours sous la protection d’une institution étrangère. Si aujourd’hui les gens concernés disent qu’ils ne veulent plus et estime qu’il n’y a pas de valeur ajoutée, je pense que le moment est venu pour que les Nations-Unies, l’Union africaine de respecter la volonté du peuple congolais. », a-t-il martelé.

Noël Tshiani évoque même l’incapacité de la Monusco de préparer la relève.  Il regrette que pendant 22 ans la Monusco n’a pas été capable de préparer l’armée congolaise à protéger le pays.

« Si jamais dans 22 ans la Monusco n’a pas été capable de préparer l’armée congolaise à assumer ses responsabilité en toute souveraineté,  il faut se poser de question si vraiment les intentions de la Monusco sont les bonnes intentions. Si on a pas préparé l’armée en 22 ans on ne va pas la préparer pendant les cinq prochaines années. », a-t-il conclu. 

Et de son côté,  la députée nationale, Solange Masumbuko insiste sur la tenue d’une table ronde sécuritaire. Elle pense que le gouvernement devrait normalement associer dans les discussions sur le retrait de la Monusco, la société civile,  les parlementaires, le représentant de l’Union européenne en RDC mais également les forces armées de la RDC.

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