Exploitation illicite de minerais, 8 députés attendus au Sud-Kivu et l’ACAJ satisfaite

Exploitation illicite de minerais, 8 députés attendus au Sud-Kivu et l’ACAJ satisfaite

Ils sont au total, huit députés nationaux attendus, ce jeudi 9 septembre, à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu. Il s’agit d’une mission d’information mandatée par le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso. Elle est dirigée par le député de cette province, Jean-Claude Kibala. Objectif, faire toute la lumière sur la nécessité de suspendre, ou non, six sociétés chinoises, accusées de bafouer les lois du pays. Cette décision a été prise par le gouverneur du Sud-Kivu mais elle est contestée sur la forme au niveau national par la ministre des Mines qui estime que ce n’est pas de son ressort.

En réaction, maitre Georges Kapiamba de l’ONG Acaj, association congolaise pour l’accès à la justice salue la décision du président de l’Assemblée Nationale de dépêcher sur place les députés nationaux.
« Nous sommes très content et nous félicitons le président de l’Assemblée nationale pour avoir décidé d’envoyer cette mission d’enquête parlementaire. Nous appelons les populations locales à soutenir cette mission », a indiqué maitre Georges Kapiamba.

Le président de l’ONG Acaj appelle cependant à la neutralité et la rigueur.
« En terme de recommandation, nous demande aux députés de travailler avec rigueur, d’épargner personne, d’aller jusqu’en profondeur pour identifier toutes les complices de cette exploitation illicite qui alimente la guerre et contribue à la déstabilisation de la RDC depuis plusieurs années », a-t-il martelé.

La délégation va donc échanger avec toutes les autorités civiles et militaires à Bukavu. Ce week-end ils vont se rendre dans le territoire de Mwenga où opèrent les entreprises chinoises litigieuses, leur parler et échanger avec les populations. La société civile accuse des hautes personnalités politiques et militaires d’avoir soutenu l’installation de ces sociétés dans l’illégalité.

La mission d’information promet d’enquêter sur toutes les allégations, y compris sur la présence d’officiers qui sécurisent les concessions. Le gouverneur du Sud-Kivu rappelle, lui, avoir pris cette mesure de suspension à titre conservatoire. Il dit attendre le résultat des différentes enquêtes avant de vouloir à nouveau s’exprimer sur le dossier. La ministre des Mines avait écrit le mois dernier au Premier ministre pour se plaindre de la suspension alors que ses inspecteurs travaillaient sur le dossier pour faire la lumière sur la situation de ces entreprises chinoise.

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